Léandre et Héro

de Paul Scarron

avec Charles Di Meglio, Elsa Dupuy et Ulysse Robin

 

Un mythe grec la tête en bas

Tout commence (comme souvent) par un mythe grec: Léandre qui habite Abidos, tombe fou amoureux de Mademoiselle Héro, qui habite Sestos, et qui, prêtresse de Vénus, doit rester à jamais chaste.


Cela ne fait pas trop leurs affaires, puisque finalement Héro se laisse séduire par le jeune et beau monsieur. Sans oublier que l'Hellespont terrible sépare leurs maisons respectives. Ils réussissent tout de même à faire ce qu’ils ont bien envie de faire, tout va bien, sauf que bien sûr c’est un mythe grec (n’oubliez pas), et ça ne finit pas très très bien.


C’est terrible, bien entendu, ou bien, ça le serait si le Diable, ou plutôt Paul Scarron ne s’en était pas mêlé.

Car cet étrange personnage (1610-1660), premier mari de sa veuve célèbre, savait faire rire, et beaucoup.

Autrement dit, quand ce zozo livre sa version du mythe tragique et en fait une longue ode burlesque en 1656, ce n’est pas de tristesse que les yeux pleurent, mais de rire!


Nous nous emparons de ce texte peu connu du plus grand auteur burlesque (genre florissant sous Louis XIII, qui traite en ridicule les sujets sérieux de la tragédie, rappelle Furetière le plus doctement du monde). Rubans, dentelles, bougies, perruques et alli, vous font bondir d’un siècle à l’autre avec autant de grâce que Léandre de l’Asie à l’Europe, pour une heure de rire.