
Le Ballet du Combat d'Amour
de Catherine de Parthenay
musique de divers auteurs
(distribution en cours)
un projet piloté par Nina Hugot (Université de Metz-Lorraine)
direction, costumes et mise en scène: Charles Di Meglio
Un projet fou et inédit
Les fêtes de Cour sont un sujet qui nous intéresse depuis longtemps. Déjà notre production d'Amphitryon de Molière s'interrogeait sur le faste d'un spectacle royal, avant que Cléopâtre captive d'Etienne Jodelle, créée en 2018, ne nous plonge dans les enjeux d'un évènement conçu pour célébrer le Roi, au moment même où s'invente la tragédie régulière française.
Le Ballet du Combat d'Amour (nous le dotons d'un titre) est publié en 1593, dans un recueil qui donne à lire trois ballets de cour écrits par Catherine de Parthenay pour le roi et sa sœur, Catherine de Bourbon, grande amie de l'autrice. Depuis l'éclat du Ballet comique de la Reine de Balthazar de Beaujoyeux donné dix ans plus tôt, le genre éblouit son public, tandis que les plus éminents membres de l'entourage royal se produisent sur scène, dans des costumes somptueux.
Les trois grands arts s'y rencontrent et s'y mêlent: le théâtre, la musique et la danse. Si aujourd'hui les musiques du ballet sont perdues, les indications des danses qui accompagnent le livret, ainsi que de nombreuses partitions de l'époque nous permettent de restituer l'éclat musical de cet évènement hors-normes, qui réunira comédiens, danseurs, chanteurs et instrumentistes anciens.
Personne n'avait encore jamais osé s'attaquer à un de ces monuments spectaculaires et politiques de la cour des Bourbons. Notre volonté de rendre tous les arts de la scène à nouveau complices trouve ici un nouvel élan qui espère éblouir ses spectateurs, comme Henri IV et Catherine de Bourbon le furent à Pau le 23 août 1592.
Ce projet s'articule grâce à un important cursus de recherche sur les pratiques de ces Ballets de Cour, entre chorégraphies d'époque, descriptions de fêtes royales et répertoire musical. Sur le domaine même où Catherine de Parthenay a passé le plus important de sa vie, dans la grange qu'elle a fait construire, douze artistes seront réunis pour donner une nouvelle vie à ce genre essentiel de la vie à la Cour, dans une tentative de donner à voir, pour la première fois depuis la deuxième moitié du XVIIe siècle, les spectacles des Rois.
Toutes les étapes du projet seront documentées et donneront lieu à une publication, et nous espérons l'accompagner d'un fort volume d'actions culturelles auprès des jeunes, pour leur permettre de découvrir un genre unique.
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